Nouvelle Calédonie : une actualité sociale dense
Les conflits sociaux se multiplient depuis la fin juillet dans les secteurs privé et public. Une revendication centrale : l’emploi local. Derrière des mouvements épars, certains observateurs notent la rivalité des syndicats qui jouent la surenchère.
Une grève générale en août et des blocages en série depuis près d’un mois : les Nouvelles calédoniennes depuis une semaine, RFO depuis vingt-quatre jours, le siège de Menaouer depuis près de deux semaines. Deux préavis de grève pèsent sur le Centre hospitalier territorial. Pacific jardin a elle aussi été bloquée pendant une journée la semaine dernière et, hier, c’était au tour des Entreprises réunies d’être empêchées de travailler par un mouvement de grève. L’actualité sociale s’accélère depuis près de deux mois. Comme dans les discours politiques, l’emploi local sous une forme ou sous une autre cristallise la colère syndicale dans plusieurs conflits.
Aux Nouvelles calédoniennes, le Soenc demande le déplacement ou le départ d’une chef de service métropolitaine qui devrait être remplacée par un triumvirat d’employés calédoniens. A RFO, c’est le cas d’un ingénieur originaire de Lifou et récemment muté de RFO Paris à Nouméa en tant que maintenancier qui pose problème puisqu’il réclame maintenant la requalification de son contrat. Chez S’Print Pacifique, une société spécialisée dans le marquage au sol et le nettoyage industriel, la priorité à l’emploi local est aussi mentionnée parmi les points de revendication. Quant au CHT, l’intersyndicale demande le départ du responsable des soins infirmiers à la fin de son contrat afin qu’une Calédonienne, déjà en poste, lui succède.
(Les Nouvelles Calédoniennes – 14/09/2004)
Un crédo : la protection de l’emploi local
Depuis plusieurs mois, les syndicats intensifient leur vigilance et luttent pas à pas pour la protection de l’emploi local. Une notion acceptée par la nouvelle équipe aux commandes du territoire mais qui n’a pas encore été traduite dans la loi. Et pour cause : avant, il est indispensable de mettre au clair la notion de citoyenneté calédonienne. Il est nécessaire de déterminer qui est Calédonien (en fonction du lieu de naissance, du nombre d’années passées en Nouvelle-Calédonie, par alliance) afin de pouvoir, au cas par cas, faire le tri parmi les candidatures. En attendant, les conflits causés par cette préoccupation sont légion. L’ancien chef comptable de la GBNC en sait quelque chose : métropolitain, il a quitté son poste quelques jours après l’avoir pris sous la pression d’un blocage de l’USTKE. Les pompiers de Nouméa s’étaient aussi mis en grève à l’appel de la Fédération des fonctionnaires à propos d’un recrutement… Les exemples sont pléthores.
Surenchère
Derrière cette réelle préoccupation des syndicats calédoniens, conforme, d’ailleurs à celle d’une grande partie de la population calédonienne, comment expliquer la recrudescence et la rudesse des conflits sociaux depuis quelques semaines ? Il semble que la grève générale, déclenchée sur le port par l’USTKE et qui a bloqué le territoire fin juillet-début août, ait provoqué la surenchère à laquelle nous assistons aujourd’hui, chaque syndicat voulant démontrer sa puissance. En toile de fond, l’absence de Code du travail clair et fourni ainsi que d’un Pacte social entériné créent un climat social forcément vif.
Discussions sur le pacte social
Concernant le Pacte social, des discussions ont commencé, la semaine dernière, entre les syndicats et le gouvernement pour discuter de son application puisqu’il est resté lettre morte ou presque depuis son écriture en 2000. Sur le plan de l’emploi local, il est clair : priorité aux candidats résidents en Nouvelle-Calédonie depuis dix ans au moins et, si les compétences ne sont pas disponibles sur le territoire, le droit d’embaucher des métropolitains. Sous la pression grandissante de la population, les entreprises se mettent à favoriser l’emploi local. Pas suffisamment selon les syndicats qui leur reprochent de ne pas faire preuve d’une gestion prévisionnelle des recrutements. Ils souhaitent que les départs soient anticipés afin que des Calédoniens aient le temps de se former pour occuper les places laissées vacantes.
Mais les syndicats se heurtent à un phénomène nouveau : une grande fermeté de certains patrons refusant, quitte à rester bloqués des semaines comme à RFO, de se plier aux desiderata et au chantage grévistes. Seront-ils suivis par le haut-commissariat qui hésite la plupart du temps à faire intervenir les forces de l’ordre pour débloquer des entreprises qui ne représentent pas un intérêt stratégique comme le port ou l’usine de la SLN par exemple ?
Annulation de la création du Soenc mines : décision de justice le 18 octobre
Nouvelle étape dans le conflit entre le Soenc mines de Sylvain Néa et le Soenc nickel de Didier Guénant-Jeanson, le secrétaire général de l’Usoenc. Le tribunal d’instance a examiné, hier, le recours déposé par Didier Guénant-Jeanson qui demande l’annulation, par la justice, de l’assemblée générale constitutive du Soenc Mines reprochant à Sylvain Néa de s’être approprié le nom «Soenc» illégalement. La justice a mis sa décision en délibéré au 18 octobre.
RFO : statu quo
Depuis plus de trois semaines, la station du Mont-Coffin est bloquée par une quinzaine de grévistes de l’USTKE qui réclament la requalification du poste d’un ingénieur de Lifou embauché à Nouméa depuis peu. La direction de RFO reste ferme : elle refuse toute négociation, considérant la revendication du syndicat «irrecevable». La présidente du gouvernement, Marie-Noëlle Thémereau, pourrait rencontrer le directeur général de RFO à Paris dans la semaine prochaine.
S’Print Pacifique : encore des contacts mais pas d’avancées
Le contact n’est pas rompu entre la direction et l’USTKE mais, hier soir, les nombreuses réunions n’avaient pas encore abouti. Les deux parties espèrent toujours trouver un accord dans les prochains jours. Le parc d’automobiles est toujours bloqué par les grévistes malgré l’ordonnance de libération délivrée par le tribunal vendredi dernier.
Ménaouer : début de solution
Une partie des entreprises bloquées par le Syndicat des ouvriers indépendants de Nouvelle-Calédonie ainsi que leurs chantiers ont été libérés, hier, suite à la signature d’un protocole d’accord, samedi. En revanche, le conflit au siège de la société Menaouer SARL n’est pas terminé. L’inspection du travail reçoit les deux parties, ce soir, afin de tenter une médiation. En signe de bonne volonté, le syndicat devait débloquer l’entreprise ce matin.
Deux sociétés de BTP au Mont-Dore bloquées depuis une semaine
ETB et NTP, deux entreprises de BTP au Mont-Dore, sont bloquées par le Syndicat des ouvriers indépendants de Nouvelle-Calédonie depuis une semaine. Les grévistes protestent contre «l’entrave au droit syndica» infligé par la direction : «Nous avons créé le syndicat récemment dans l’entreprise et toutes les personnes qui y ont adhéré ont subi des pressions.», explique M. Péraldi du Syndicat des ouvriers indépendants. Aucun contact avec la direction n’est intervenu depuis le début du conflit.
Les Nouvelles calédoniennes : statu quo
La situation n’a pas évolué depuis mardi dernier, premier jour de blocage des locaux du quotidien en centre-ville et de l’imprimerie à Ducos par le Soenc. Comme la semaine dernière, vingt employés sur 152 au total sont grévistes. La direction et le syndicat ne se sont pas assis à la table des négociations malgré les tentatives de médiation du directeur du travail. La direction du quotidien impose toujours deux conditions : la levée des piquets de grève et la remise d’un cahier de revendication. Aucune des deux n’est encore satisfaite. Le journal ne peut toujours pas être publié les locaux étant bloqués par les grévistes malgré l’ordonnance de libération de l’entreprise délivrée par le tribunal, vendredi.
Quant au cahier de revendication, le syndicat n’en a pas déposé. Mais la principale revendication du Soenc est connue. Le syndicat demande le départ ou le déplacement d’une responsable de service, en poste depuis deux ans et qui vient de passer en contrat à durée indéterminée. Ses arguments : la promotion de l’emploi local et des difficultés relationnelles entre la responsable et son équipe. A ce stade, la direction des Nouvelles doit choisir entre deux solutions. Soit elle lance une nouvelle procédure en référé afin de demander des astreintes financières pour chaque personne qui bloque l’entreprise. Soit elle demande le recours de la force publique auprès du haut-commissariat. Aucune décision n’a encore été prise.
Une nouvelle grève : les Entreprises réunies
Force ouvrière et l’USTKE se sont rapprochés pour lancer un mouvement de grève aux Entreprises réunies, spécialisées dans le goudronnage des routes. 90% des salariés sont grévistes depuis 5 heures du matin, hier. «Comme la société traverse des difficultés financières, nous avons accepté de n’être payés que huit heures quand nous en travaillons dix aujourd’hui. Mais nous demandons à ce que ces heures supplémentaires soient payées dans trois ans. La direction veut qu’on offre ce temps de travail. Il n’en est pas question.», explique un syndicaliste de Force ouvrière. La direction de l’entreprise n’était pas joignable, hier.
CHT : un protocole d’accord en perspective
La principale menace, qui pesait sur le Centre hospitalier territorial (CHT), semble s’atténuer : un protocole d’accord devrait être signé en début d’après-midi. La réunion entre la présidente du conseil d’administration, Jacqueline Bernut, et l’intersyndicale (USTKE, Force ouvrière, la Fédération des fonctionnaires et le Syndicat des ouvriers indépendants de Nouvelle-Calédonie), hier après-midi, a été «positive» selon un syndicaliste.
Tous les points de revendication ont été rapidement résolus. L’infirmier général quittera ses fonctions à la fin de son contrat et sera remplacé par une Calédonienne déjà en poste. Le poste d’attaché de direction que le gouvernement avait envisagé pour un Calédonien, qui vient d’achever ses études à l’Ecole nationale de santé publique de Rennes, ne sera pas créé. Reste le préavis de grève déposé la semaine dernière par le Syndicat des ouvriers indépendants, qui a présenté des revendications propres à la direction de l’hôpital. Une première réunion, vendredi, s’est soldée par un échec. Mais un nouveau rendez-vous doit être fixé prochainement. Le syndicat n’a donc pas déclenché de mouvement de grève.
La direction du journal et le Soenc se sont retrouvés à plusieurs reprises, hier, afin de discuter des conditions de sortie du conflit qui paralyse le journal depuis le 7 septembre. La grève générale envisagée par le syndicat dépendra de l’issue des négociations.
Les discussions s’enchaînent entre la direction des Nouvelles calédoniennes et le numéro deux de l’Usoenc, Trevor Underwood. Avant de retrouver leurs interlocuteurs, hier soir, pour leur seconde réunion de la journée, le secrétaire général et le directeur des Nouvelles estimaient que «des avancées intéressantes» avaient été obtenues. Très peu d’informations ont filtré de ces discussions. Le maintien de la chef de service dont les grévistes du Soenc demandent le départ reste cependant «une priorité» pour la direction du journal. Une réorganisation du service en cause est toutefois envisagée. Toujours conduits sous l’œil attentif de la direction du travail et du Medef, les débats se déroulent dans une ambiance qualifiée de «courtoise» par la direction du journal.
Interrogés sur les possibilités d’extension du conflit suite aux menaces de grève générale des adhérents du Soenc BTP-Industrie, les responsables des Nouvelles calédoniennes estiment que cette question «déborde largement leur domaine de compétence». En assemblée générale, hier soir, l’Usoenc a décidé de la grève générale mais tout dépendait de l’issue des négociations qui ont repris dans la soirée entre Trevor Underwood et la direction des Nouvelles.
(Les Nouvelles Calédoniennes – 23/09/2004)
Le dialogue reprend aux Nouvelles Calédoniennes
La direction du journal rencontrait encore, hier soir, des représentants du Soenc.
Après plusieurs jours de silence radio, les deux parties ont donc décidé de renouer le dialogue. Alors que toute discussion avait été interrompue entre la direction des Nouvelles calédoniennes et le Soenc BTP-Industrie, les deux parties se sont rencontrées pour la deuxième fois en deux jours hier soir. C’est Trevor Underwood, numéro deux de l’organisation syndicale, qui s’est une nouvelle fois exprimé au nom du Soenc. Le directeur du travail et un représentant du Medef ont également assisté à cette entrevue. Si ces prises de contact constituent une indéniable avancée, la direction du journal indique toutefois que ces échanges «n’ont pas encore valeur de négociations».
Il s’agit donc pour le moment de renouer un dialogue sérieusement ébranlé par les événements de la semaine dernière. Une manœuvre d’intimidation orchestrée par le Soenc BTP-Industrie avait alors conduit la direction du quotidien à renoncer à imprimer le journal préparé par ses équipes à la suite de la libération des locaux du siège par les forces de l’ordre vendredi matin. Parallèlement aux pourparlers actuellement en cours, le Soenc BTP-industrie brandit toujours la menace d’une grève générale initiée «en solidarité avec les grévistes des Nouvelles», qui pourrait démarrer demain matin.
(Les Nouvelles Calédoniennes – 22/09/2004)
Le conflit est terminé aux Nouvelles. Un accord est intervenu. Le journal peut reparaître après seize jours de blocage. Le spectre d’une grève générale s’est dissipé. Mais les tensions sociales font toujours la Une de l’actualité. Plusieurs entreprises et sociétés sont perturbées ou paralysées par des actions au travers desquelles la plupart des syndicats engagés affichent la revendication de l’emploi local.
C’est le cas à l’entreprise BNS à qui l’Usoenc reprochait d’avoir embauché un ancien gendarme marié à une Calédonienne. L’intéressé a finalement démissionné, permettant le déblocage de la situation. C’est le cas d’une autre manière à RFO où les grévistes USTKE, qui ne sont plus que douze, réclament la montée en grade d’un informaticien originaire des Loyauté et fraîchement muté de Paris. C’est le cas aux Entreprises Réunies où FO s’oppose au recrutement d’un chef de chantier de Métropole, même si la direction fait valoir qu’elle a vainement tenté d’en trouver un sur place. La revendication transparaît aussi à S’print Pacifique, entreprise de nettoyage toujours bloquée, et à la CSP, où la collecte des déchets se fait toujours au ralenti. Tour d’horizon.
(Les Nouvelles Calédoniennes – 25/09/2004)
Les Nouvelles Calédoniennes : l’amorce d’un pacte social interne
Un protocole d’accord a été signé hier matin entre le Soenc et la direction du journal. Les deux parties se félicitent de la résolution d’un conflit qui a paralysé le quotidien pendant seize jours. Un conflit long, lourd, dur. Mais un conflit qui aurait dû être évité. Le son de cloche est le même selon que l’on s’adresse à la direction des Nouvelles ou aux représentants Usoenc. Alors qu’elles s’étaient remises à discuter en début de semaine, les deux parties ont signé, hier matin, un protocole d’accord mettant un terme au mouvement de grève qui a empêché la parution du quotidien et de ses suppléments pendant plus de deux semaines.
Nouvel outil de dialogue et réorganisation interne
Premier point de l’accord, la mise en place d’une « méthode de gestion préventive des conflits ». Cet outil, qui sera élaboré par les deux parties sous l’égide de la direction du travail, prévaudra désormais dans l’entreprise et devrait permettre d’éviter des mouvements tels que celui initié par le Soenc le 7 septembre dernier. Le protocole prévoit également une réorganisation du service PAO, dont le fonctionnement était contesté par les grévistes du Soenc. En revanche, la mutation de la responsable du service, réclamée par le syndicat, a été rejetée par la direction. Enfin, les jours de grève ne seront pas payés par l’entreprise, qui a toutefois mis en place un échéancier afin de permettre aux salariés grévistes d’étaler cette retenue.
« Un pari sur l’avenir »
« Cette grève était sans doute disproportionnée par rapport aux problèmes soulevés, mais elle a mis en lumière le besoin urgent d’un nouveau mode de gestion des conflits dans l’entreprise », indique la direction des Nouvelles, qui a salué « l’implication et l’apport déterminants des représentants de la direction du travail et du Medef » dans la résolution du conflit. Le constat est partagé par Trevor Underwood, secrétaire général adjoint de l’Usoenc et artisan des négociations menées depuis le début de la semaine : « Nous sommes sortis de la crise, mais nous avons surtout choisi de construire un cadre à l’intérieur duquel nous débattrons désormais. Il s’agit l à d’un pari sur l’avenir. »
Social en bref
Le conflit se durcit à S’print Pacifique
Perturbée depuis le 1er septembre par un mouvement de grève initié par l’USTKE, qui souhaitait obtenir le paiement des jours de grève générale du mois d’août, la société S’print Pacifique est désormais confrontée à un blocage de son activité. Depuis le 21 septembre, l’entreprise de nettoyage industriel n’est plus en mesure d’assurer sa mission auprès de ses clients. Ceux-ci se retrouvent dans une position délicate puisqu’ils vont devoir veiller eux-mêmes à la prévention sanitaire et à l’hygiène de leurs établissements. S’print Pacifique est notamment en charge du nettoyage du Méridien, de la Sopac ou encore des laboratoires de Géant Sainte-Marie. Une rencontre avait lieu hier entre le chef d’agence de S’print et les représentants syndicaux.
Les Entreprises Réunies toujours bloquées
La situation est bloquée dans l’entreprise de construction. Alors que la direction et les syndicats FO (majoritaire) et USTKE avaient élaboré de concert un protocole d’accord, le recrutement d’un chef de chantier métropolitain a brutalement remis en cause la sortie du conflit. La direction brandit le spectre d’un dépôt de bilan pour la semaine prochaine. La perspective ne modifie pas la position de Force ouvrière, qui estime avoir proposé des candidatures locales « tout à fait satisfaisantes ».
Les Entreprises Réunies emploient quarante-huit personnes.
Ramassage chaotique pour la CSP
Les quartiers de Nouméa sont inégalement touchés par le mouvement mené par l’USTKE. Si on est loin du blocage constaté dans sa filiale S’print Pacifique (lire par ailleurs), la situation à la CSP est gérée au jour le jour. La CSP rappelle aux usagers que les conteneurs non collectés doivent être rentrés, placés à l’ombre et ressortis à l’occasion du prochain ramassage.




























Bonjour 6 ans après ce conflit les nouvelles calédoniennes, je suis toujours la déléguée syndicale USOENC et secrétaire générale adjointe de l’usoenc, le dialogue social fonctionne difficilement, faire le tampon entre les demandes et les volontés et possiblités de l’entreprise n’est pas facile, surtout depuis un an avec les changements de dirigeants, de DRH, depuis je me suis impliquée dans le dialogue social territorial, mon leitmotiv : le dialogue, crois moi il est bien plus usant qu’un bon conflit mais j’y crois, voilà depuis la boucle est bouclée la responsable de service en question a rejoint les rangs de mon syndicat, a reconnu et certainement compris les attentes, les services se sont étoffés. merci j’ai pu relire ces articles qui me font mesurer les avancées depuis 2004. Salutations Carmen